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Tag - mathématiques

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 24 janvier 2010

Dirigé ou orienté

En théorie des graphes, un graphe orienté se traduit en anglais par directed graph (ou digraph). On retrouve tout de même de temps en temps l'anglicisme graphe dirigé comme par exemple ici.

Cependant, on trouve parfois une distinction en graphe orienté et graphe dirigé comme sur la Wikipedia anglophone : The orientation of a simple undirected graph is obtained by assigning a direction to each edge. Any directed graph constructed this way is called an oriented graph. A distinction between a simple directed graph and an oriented graph is that if x and y are vertices, a simple directed graph allows both (x,y) and (y,x) as edges, while only one is permitted in an oriented graph

Les références proviennent du site de Wolfram qui est bien connu pour éditer le logiciel Mathematica :

Je n'ai pas trouvé d'autres références que le cite de Wolfram et Wikipedia qui reprend ce site. On notera cependant que d'après Claude Berge, il n'y a pas de graphe orienté...

samedi 23 janvier 2010

Cours d'optimisation sur HAL

La plateforme d'archives ouvertes HAL (Hyper Archives en Ligne) propose des cours en lignes par l'intermédiaire de Cours En Lignes (CEL). On y trouve notamment des cours d'optimisation de Guy Cohen :

Ce dernier étant très utile pour qui s'intéresse à l'optimisation multidisciplinaire puisqu'il traite de l'optimisation des systèmes complexes, de leur décomposition et coordination.

jeudi 18 juin 2009

Epsilon dominance

L'epsilon-dominance est une relaxation de la dominance à un epsilon près. Il est cependant fâcheux de voir que comme pour le rang, tout le monde n'utilise pas exactement la même définition. Voir par exemple l'implémentation qui en est faite dans les algorithmes OMOPSO et Omni-Optimizer

Heureusement, cela ne change pas fondamentalement la notion d'epsilon-dominance, mais il faut se méfier de la valeur que l'on donne aux paramètres.

samedi 6 décembre 2008

Texte, maths et Unicode

Introduction

Pour écrire des mathématiques dans un fichier texte (comme par exemple dans ce billet), on se sent vite limité par le peu de caractères présents sur le clavier.

Une méthode possible est d'utiliser LaTeX qui a un excellent rendu des formules mathématiques et de l'insérer dans la page sous forme d'image dans vos pages web (spécialement générée par vos soins, par un site externe comme codecogs ou par l'intermédiaire d'une extension de votre SGC). Le rendu sera excellent, mais en revanche votre formule ne sera pas un texte comme les autres que vous pourrez copier/coller, redimensionner à votre guise. Si vous passez par un site tiers vous êtes de plus tributaire du fonctionnement du site.

Unicode

L'autre possibilité qui s'offre à vous est d'utiliser les propriétés d'Unicode. Unicode est une norme visant à représenter de manière unifiée tous les jeux de caractères des différentes langues et autres symboles. Tous les fichiers textes manipulés informatiquement sont codés dans un jeu de caractères associant un symbole à une suite de bits. UTF-8 est un format de codage des caractères d'Unicode. Ce format est de plus en plus répandu (par exemple c'est le format de codage de cette page et celui utilisé par défaut sur les distributions Linux populaires actuellement). Le jeu de caractère Unicode contient plusieurs symboles mathématiques.

Exemples

Voici quelques exemples ne représentant qu'une infime partie des caractères Unicode :

  • opérateurs : + - × ÷ ⊕ ⊗ ⋀ ⋁ ⋂ ⋃
  • symboles de relation : ≤ ≥ ≨ ≩ ≼ ≽ ⊊ ⊋ ⊑ ⊒ ⊴ ⊵ ≟ ≠≡
  • flèches : → ↔ ↦ ⇒ ⟺
  • divers : ∫ ∀ ∃ ∞ ⟦ ⟧

Ces symboles sont des caractères comme les autres sur cette page, vous pouvez les manipuler comme vous le feriez pour du texte (par exemple copier/coller ou modifier la taille de l'affichage).

Il est possible que tous ces caractères ne s'affichent pas correctement dans votre navigateur (ou éditeur de texte). Votre navigateur (ou éditeur) ne prend alors pas correctement en charge UTF-8. Il se peut aussi que le fichier ne soit pas spécifié dans le bon codage.

Liens

samedi 15 novembre 2008

Arrangé !

Dans ce billet, je pointais les différentes définitions de rang trouvées. La définition donnée par Caspard, Leclerc et Monjardet est plus communément appelée graduation en théorie des ordres, le terme de rang étant autrefois utilisé par la communauté francophone. La définition utilisée par Bernd S. W. Schröder est la plus communément admise et viendrait de la définition du rang dans un graphe orienté. En résumé la seconde définition est cohérente avec la théorie des graphes et plus largement répandue, tandis que la deuxième peut prêter à confusion. Pour cette dernière on lui préférera le terme de graduation qui n'est pas ambigu.

vendredi 14 novembre 2008

Divagations mathématiques

Je me disais l'autre jour que la vie était compacte. Quant à mon ami Jérôme, il se dit vouloir devenir chanteur de variétés.

samedi 18 octobre 2008

Dérangé

De quoi parle-t-on quand on parle du rang d'un élément d'un ensemble ? Voilà a priori une question de définition mathématique pour les personnes travaillant sur les ensembles ordonnés. Problème : j'ai trouvé deux définitions du rang d'un ensemble ordonné. Pis ! Ce terme est utilisé avec encore d'autres définitions quand on change de domaine, par exemple dans les algorithmes génétiques multiobjectifs.

Caspard, Leclerc et Monjardet [1] définissent le rang de la manière suivante : y est le successeur de x implique que rang(x) = rang(y) + 1. Dans [2], Schröder définit le rang récursivement en attribuant le rang 0 aux éléments minimaux, puis en attribuant un rang de n pour les éléments minimaux de l'ensemble privé des éléments de rang < n. Le rang de l'élément x est alors le cardinal de la chaîne maximale ayant x pour maximum. Cette définition du rang de x dans [2] correspond à la définition de la hauteur de x dans [1].

Goldberg, dans [3] suggère l'utilisation d'un rang pour comparer les individus d'un algorithme génétique. Ce rang est le même que celui défini dans [1] à ceci près qu'il commence à 1 et non à 0. Ce rang sera utilisé par Srinivas et Deb pour le fameux NSGA [4]. Précédemment, Fonseca et Fleming proposèrent un autre rang que celui de Goldberg pour l'algorithme MOGA [5]. Le rang de l'élément x de Fonseca et Fleming correspond en fait au cardinal de l'idéal de x (le nombre de minorants de x).

Références :

  • [1] Nathalie Caspard, Bruno Leclerc, and Bernard Monjardet. Ensembles ordonnés finis : concepts, résultats et usages, volume 60 of Mathématiques & Applications. Springer, 2007.
  • [2] Bernd S. W. Schröder. Ordered Sets : An introduction. Birkhäuser, December 2002.
  • [3] David E. Goldberg. Genetic Algorithms in Search, Optimization and Machine Learning. Addison-Wesley, Reading, Massachusetts, 1989.
  • [4] N. Srinivas and Kalyanmoy Deb. Multiobjective optimization using nondominated sorting in genetic algorithm. Evolutionary Computation, 2(3) :221– 248, 1994.
  • [5] Carlos M. Fonseca and Peter J. Fleming. Genetic algorithms for multiobjective optimization : Formulationdiscussion and generalization. In Proceedings of the 5th International Conference on Genetic Algorithms, pages 416–423, San Francisco, CA, USA, 1993. Morgan Kaufmann Publishers Inc.