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lundi 11 mai 2009

Configurer synaptics sous linux comme sous MacOSX

Synaptics est le pilote du pavé tactile que l'on retrouve par exemple dans le MacBook.

Le moyen préconisé pour le configurer est d'utiliser le fichier xorg.conf. Cependant, ce dernier, pour une raison que j'ignore, ne tient pas compte de mes paramètres, et d'ailleurs, ce fichier est devenu inutile pour les versions recentes de Xorg (je l'ai donc supprimé).

La configuration par défaut du pavé tactile est de clicker quand on le touche et d'utiliser le bord droit pour le défilement à l'intérieur des fenêtres. Je n'aime pas cette configuration anti-ergonomique et je n'ai jamais réussi à m'y faire. Si je veux clicker, il y a un bouton pour ça. Et je ne vois pas comment on pourrait deviner qu'une partie du pavé sert à autre chose que le déplacement de la souris. Quand on est pas au courant de ce fonctionnement, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe quand on a le malheur d'approcher cette zone avec le doigt. Sous MacOSX, point de click au touché, et le défilement se fait en utilisant deux doigts.

Pour retrouver ce comportement malgré ce mutin xorg.conf, j'ai utilisé l'utilitaire de configuration synclient en ligne de commande. Taper synclient vous donnera la liste des paramètres, et vous pouvez les changer facilement, par exemple :

  • synclient TapButton1=0
  • synclient VertTwoFingerScroll=1
  • synclient VertEdgeScroll=0
La première commande désactive le click sur le pavé tactile. La seconde active le défilement avec deux doigts et la troisième désactive le défilement sur le côté droit.

Pour que ces paramètres soient pris en compte au démarrage, je les ai mis dans le fichier .bashrc.

dimanche 11 janvier 2009

EFI et MBR

Si vous avez installé linux - et seulement linux - sur votre Mac , une table de patition MBR a été créé à la place de l'habituel GPT de Mac. EFI va chercher une table de partition familière pour démarrer et ce processus dure dans les trente secondes pendant lesquels vous n'avez qu'un écran blanc.

Pour accélérer cela, munissez vous du disque d'installation de Mac OS X et démarrer dessus (en pressant le touche C au démarrage). Dans le menu du haut allez dans Utilitaires > Terminal. Dans le terminal, tapez :

diskutil list

vous devriez avoir quelque chose commençant par :

/dev/disk0/
#: type name size identifier
0: FDisk_partition_scheme *111.8 GB disk0

Installer le code dans la PRAM de votre Mac pour reconnaître les partitions MBR :

bless --device /dev/disk0 --setBoot -legacy

Attention : il se peut que le périphérique ne soit pas /dev/disk0, mettez le périphérique donné par diskutil list.

Au redémarrage de la machine, le détection du MBR ne devrait prendre que cinq secondes.

Source : Wiki Archlinux: MacBook

mardi 9 décembre 2008

Passer à Linux (2) : Essayez !

<<< Épisode précédent : les distributions

Il est possible d'essayer une distribution Linux sans risque de mettre la pagaille sur votre ordinateur.

CD autonome

Les live CD sont des systèmes d'exploitation s'amorçant sur un CD (il existe également des versions DVD et pour clés USB) ne nécessitant pas d'installation sur le disque dur.

C'est Slackware qui proposa la première distribution Linux de ce genre en 1995. DemoLinux en développa une autre en 1999, mais c'est avec Knoppix que ce type de distribution est devenu populaire vers 2003.

Le projet Debian propose le terme CD autonome pour désigner un live CD en français.

Les CD autonomes se déclinent souvent en plusieurs saveurs suivant les distributions. Ils sont généralement proposés pour les architectures Intel 32 et 64 bits et embarquent les bureaux KDE, GNOME ou XFCE.

  • Archie ce CD autonome d'Archlinux est disponible en 32 bits avec XFCE.
  • Debian a un projet de CD autonome avec un système de base, KDE, GNOME ou XFCE en 32 ou 64 bits.
  • Fedora utilise GNOME en version 32 bits. Des déclinaisons 64 bits et XFCE sont disponibles.
  • Knoppix est disponible en 32 bits avec KDE.
  • Mandriva One est le CD autonome de Mandriva disponible en 32 ou 64 bits avec KDE ou GNOME.
  • openSUSE est également disponible en 32 ou 64 bits  avec KDE ou GNOME.
  • Slax est un CD autonome de Slackware en 32 bits avec KDE.
  • Ubuntu est disponible GNOME en version 32 ou 64 bits. Il existe toutefois des dérivés pour d'autres bureaux (kubuntu pour KDE, xubuntu pour XFCE).
Ce type de distribution vous permet de tester si le système fonctionne correctement sur votre machine sans toucher à ce qu'il y a d'installé sur votre disque dur. Elles proposent également des outils d'installation simples si vous souhaitez l'installer de manière conventionnelle.

La virtualisation

La virtualisaton vous permet de lancer plusieurs systèmes d'exploitation au dessus de votre système.

VirtualBox est une machine virtuelle simple d'utilisation et fonctionnant sous Windows, Mac OS X et Linux. Il s'agit d'un concurrent libre et gratuit (certaines versions sont juste gratuites) des logiciels VMware et Parallels.

Cette solution a l'avantage de pouvoir utiliser un autre système d'exploitation dans une fenêtre de votre système hôte (il est également possible de mettre en plein écran). En revanche elle nécessite beaucoup plus de ressources qu'une installation classique ou un CD autonome (surtout de la mémoire vive et de l'espace disque).

samedi 6 décembre 2008

Passer à Linux (1) : les distributions

Introduction

Passer à Linux pour une utilisation personnelle, d'accord, mais par où commencer ?

Il faut tout d'abord choisir sa distribution. Linux en lui même n'est pas un système d'exploitation, mais un noyau. Une distribution Linux est un système d'exploitation complet avec un ensemble de logiciels. Il existe des centaines de distributions Linux répondant à divers besoins comme on peut le voir sur un site comme distrowatch (qui recense aussi d'autres systèmes comme les BSD). Pour une utilisation classique sur une machine de bureau personnelle (bureautique, multimédia, internet...), les huit distributions les plus populaires sont les suivantes :

  • Arch Linux
  • Debian
  • Fedora
  • Gentoo
  • Mandriva
  • openSuSE
  • Slackware
  • Ubuntu

L'ordre de la liste est purement alphabétique. Aucune n'est vraiment meilleure qu'une autre, tout dépend de ce que l'on cherche.

Simplicité d'utilisation

Parmi les distributions citées, Mandriva, openSuSE et Ubuntu sont les plus tournées vers la simplicité d'utilisation.

Mandriva et openSuSE disposent d'outils de configurations complets qui leurs sont spécifiques. Ces outils sont simple d'utilisation, regroupés dans un unique centre de configuration (bien qu'utilisables indépendamment) et permettent de réaliser toutes les tâches d'administration usuelles sans passer par la ligne de commande.

Ubuntu a une approche différente en faisant des choix par défaut à la place de l'utilisateur pour avoir un système cohérent nécessitant le moins de configuration possible (dans la philosophie de MacOS X). Des outils de configuration sont tout de même disponibles, mais ils ne sont pas spécifiques à Ubuntu et peuvent aussi être utilisés sur toute distribution.

Debian et Fedora ne sont pas pour autant difficiles d'accès. L'installation de ces systèmes n'est pas plus difficile que ceux cités précédemment, mais ce n'est pas leur objectif principal. Fedora est une sorte de laboratoire technologique intégrant les dernières innovations et est plutôt destinée aux utilisateurs avertis. Debian est une distribution généraliste dont le principal objectif est la robustesse. Pour ces deux distributions, l'utilisation de logiciels propriétaires (flash, certains pilotes de périphériques, certains codec audio et vidéo...) n'est pas simplifiée pour l'utilisateur (même si ce n'est pas difficile).

Arch Linux, Gentoo et Slackware proposent des installations plus minimalistes du système pour des utilisateurs qui souhaitent plus de personnalisation. Les outils de configuration sont moins nombreux, plus difficile d'accès pour l'utilisateur débutant, mais offrent la possibilité de configurer plus finement et plus simplement le système pour un utilisateur averti.

Rythme de sortie des nouvelles versions

De nouvelles versions de Mandriva, openSUSE, Fedora et Ubuntu sont disponibles tous les six mois. Debian et Slackware sortent quand elles sont prêtes, c'est-à-dire jugées stables. Arch Linux et Gentoo quant à elles évoluent en permanence.

Les logiciels libres évoluant très rapidement, avoir une nouvelle version tous les six mois permet de profiter de logiciels relativement à jour (à six mois près maximum) tout en garantissant une certaine stabilité : les cycles de développement imposent une phase de test où les logiciels ne sont plus mis à jour mais stabilisés avant la sortie officielle et les mises-à-jour pendant la durée de vie de la distribution concernent seulement des corrections de bug et des mises-à-jour de sécurité (donc pas de risque en théorie d'avoir un changement de fonctionnalité dans un logiciel). Mais avoir des logiciels très à jour implique aussi d'avoir potentiellement plus de problèmes. Il y a donc un compromis à faire entre la nouveauté et la stabilité. Cependant, pour un usage courant, la plupart des distributions sont assez stables (problèmes mineurs).

Arch Linux et Gentoo ont une approche différente puisque ces distributions sont continuellement mises-à-jour. Le système évolue alors lentement, intégrant petit à petit les nouveautés. Cela permet d'avoir constamment des versions récentes des logiciels et d'éviter des mises-à-jour par saut. En contrepartie, il faut prendre le risque de voir les fonctionnalités des logiciels changer ce qui ne convient pas toujours à tous les usages. Les autres distributions permettent de passer d'une version n à une version n+1, mais cela ne se fait généralement pas sans risque.

Notons que Debian se décline en trois versions : stable/testing/unstable. Les deux dernières étant les versions de développement évoluant en permanence, et la dernière une version figée dans le temps. Les logiciels sont introduits dans unstable (parfois après un passage dans experimental), puis dans testing quelques temps plus tard si ça ne pose pas de problème majeur et enfin testing est figée périodiquement (plus de passage de unstable vers testing) pour devenir la prochaine stable quand elle ne contient plus de bug majeur. L'utilisation de Debian testing ou unstable revient alors à l'utilisation d'une distribution qui est mise à jour en continu. Les autres distributions ont également des branches de développement, mais elle est généralement unique (là où Debian en a deux) et la politique de Debian en terme de stabilité fait que même testing et unstable sont raisonnablement utilisables au quotidien. Il faut tout de même être averti du danger d'utiliser une version de développement.

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